Qui Sommes-nous? Notre Travail CNC près de chez vous Comment Aider Medias
Donnez Maintenant
about_header_image.jpg

Le 28 Novembre, 2012, Conservation de la nature Canada (CNC) a célébré son 50e anniversaire!

Histoire de CNC

«Au Canada, il nous reste un peu de temps, mais pas beaucoup, pour protéger de façon permanente des aires sauvages à l’image de notre pays. Peu de pays jouissent d’une telle chance; voilà ce qui distingue le Canada. »
John A. Livingston, ornithologue, naturaliste, auteur, membre fondateur de Conservation de la nature Canada.

Conservation de la nature Canada a été fondée il y a plus de 40 ans par un groupe de citoyens engagés dans la protection d’aires naturelles précieuses canadiennes au moyen d’activités privées. Cette vision s’est depuis concrétisée en résultats : les Canadiens peuvent désormais se promener sur des parcelles de sol herbageux indigène, apprécier des forêts majestueuses datant de plusieurs siècles, et admirer des terres côtières et humides, où vivent plusieurs espèces aussi belles que rares. Depuis 1962, CNC protège l’avenir de plus de 2.2 million d’acres (1 million hectares) de terres.

À Toronto, dans le début des années 60, un groupe d’individus engagés, membres de la Federation of Ontario Naturalists, a compris que si aucune mesure immédiate n’était prise pour protéger les aires sauvages, l’économie florissante effacerait la plupart des terres d’importance écologique au Canada.

En novembre 1962, le gouvernement du Canada a émis des lettres patentes pour la création d’une société sans but lucratif privée et fondée sur la science, qui aurait pour nom Conservation de la nature Canada (CNC), et qui aurait comme mandat d’acquérir des terres d’importance écologique et de les protéger à perpétuité. Les fondateurs étaient Dr. Bruce Falls, Aird Lewis, Antoon deVos, David Fowle, Bill Gunn et John Livingston. Même si à l’origine le travail de CNC se concentrait surtout sur le sud de l’Ontario, l’objectif de l’association a toujours été d’avoir une présence nationale. Plusieurs bureaux ont vu le jour dans les années 1970, tels qu’en Colombie-Britannique, en Alberta, au Manitoba, au Québec et dans les Maritimes. Un bureau en Saskatchewan a ouvert ses portes dans les années 80. Une décennie plus tard, le travail de conservation dans le bureau de l'Alberta s’étendait au Nord canadien.

Alors que CNC se faisait de plus en plus présente au niveau national, elle développait également sa compréhension des enjeux de conservation au Canada et des contributions qu’elle pouvait y faire. Un changement s’est aussi fait sentir avec le grand public qui, pendant les années 80, devenait de plus en plus sensible envers les questions touchant l’environnement. Cette nouvelle sensibilisation appuyait le nouveau concept radical de conservation auprès des écologistes et aménagistes. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la protection de terres individuelles, CNC commençait à privilégier la planification écologique à une échelle plus étendue.

Ce changement fut symbolisé par une nouvelle initiative audacieuse de CNC menée au Québec, baptisée « Un fleuve, un parc », qui visait à incorporer quelque 200 des îles les plus riches d’un point de vue biologique dans le fleuve Saint-Laurent, de Montréal à l’archipel du lac Saint-Pierre. Ce projet a permis d’établir un modèle de conservation pour d’autres projets sur une échelle semblable à travers le pays, tels le projet Waterton Park Front en Alberta d’une superficie de 27 000 acres (le plus grand projet de conservation privé jamais réalisé au Canada) et la baie de Fundy dans les Maritimes, où CNC est le partenaire principal dans le projet visant à protéger des zones de rassemblement et d’alimentation pour des millions d’oiseaux de rive migrateurs. En décembre 2003, CNC a réintroduit 50 Bisons des plaines dans le cadre de son projet phare dans les Prairies, la zone de préservation de l'aire des prairies et du patrimoine naturel Old Man on His Back (OMB).

Ayant comme mandat de protéger des aires naturelles complètes et intactes, CNC se trouve à l’avant-garde de la planification environnementale au Canada. Aujourd’hui, l’évaluation écologique d’un site, ou la planification écorégionale, demeure un élément central de l’engagement de CNC envers un programme de conservation lié aux sciences. Son équipe de scientifiques mène une gamme de projets de planification écorégionale afin d’établir les priorités en matière de protection dans chaque écorégion; cette approche guidera les stratégies de CNC et de ses partenaires dans les années à venir. Jusqu’à maintenant, CNC a publié des plans de conservation pour les écorégions du sud du Canada, où l’empreinte humaine est la plus importante et où un besoin de protection est plus urgent.

CNC et ses partisans ont réalisé de grands progrès dans la protection des chefs-d’œuvre naturels de notre pays, mais leur travail est loin d’être terminé. La conservation des meilleurs paysages naturels canadiens constitue un défi permanent exigeant un engagement et une volonté continus afin que les aires naturelles importantes au Canada reçoivent la protection qu’elles méritent. CNC continuera à investir afin de relever ce défi.

 
Événements marquants pour CNC

1960 La vision prend forme. Un groupe de citoyens préoccupés se rassemble pour protéger des sites exceptionnels en Ontario.

1962 Conservation de la nature Canada (CNC) est fondée.

1968 CNC commence son premier projet à succès, le marécage et la tourbière Cavan, en Ontario.

1970 CNC s’implique dans le projet de Sight Point, à l’île du Cap-Breton, notre premier projet dans les Maritimes. La tourbière Wagner, le premier site de CNC dans l’Ouest canadien, est identifiée comme une priorité.

1972 CNC entame le projet de Mud Bay, notre premier site en Colombie-Britannique.

1973 CNC vise la Réserve écologique de Tantaré, notre premier site au Québec.

1978 Le projet « Un fleuve, Un parc » est lancé au Québec; ce projet symbolise l’approche préconisant les sites d’une superficie plus étendue.

1978 NCC lance sa première initiative au Manitoba : la réserve Brokenhead River Forest.

1982 CNC acquiert son premier site en Saskatchewan : Qu’Appelle Coulee.

1989 CNC lance son premier projet dans le Nord canadien : la réserve écologique Coal River Springs, au Yukon.

1992 CNC travaille en collaboration avec ses partenaires dans le cadre du lancement de la Protection de la prairie à grandes graminées du Manitoba.

1996 Acquisition en Saskatchewan de la zone de préservation de l'aire des prairies et du patrimoine naturel Old Man on His Back (OMB), projet unique en son genre.

1999 CNC reçoit des éloges internationaux pour la sauvegarde de l’île Middle, en Ontario, face à l’offre d’achat d’un propriétaire américain à une vente aux enchères.

2000 CNC ouvre son premier centre éducatif public sur l’écotourisme à Johnson’s Mills, NB, une des escales les plus importantes en Amérique du Nord pour les Bécasseaux semipalmés.

2001 Le nombre de sites protégés atteint la barre de 1 000 et le budget annuel de CNC équivaut à presque 40 millions $.

2002 NCC fête ses 40 ans.

2003 NCC réintroduit 50 bisons des plaines dans l’OMB.

2004 CNC annonce le projet Waterton Park Front en Alberta (superficie de 27 000 acres), un important projet de conservation, en collaboration avec la fondation W. Garfield Weston et la famille Poole.

2005 CNC conclut la campagne de financement de conservation la plus réussie au Canada : Campagne pour la conservation : Protégeons les chefs-d’œuvre naturels du Canada, ayant dépassé son objectif de 200 millions $ pour faire avancer la conservation de façon importante dans le pays.

2008 CNC annonce Darkwoods, une initiative de conservation sans égale, la plus importante de l'histoire du Canada.

2008 CNC dépasse 2 million d'acres (plus de 800,000 hectares)  de terres protégées à travers le Canada.